Rencontres économiques franco-allemandes en Occitanie

Ces rencontres à Toulouse scellent l'alliance industrielle franco-allemande autour de l'économie circulaire et de l'hydrogène vert. L'enjeu est de consolider l'autonomie technologique de l'Europe face à l'ascension fulgurante de la concurrence chinoise.
Pendant deux semaines, les décideurs industriels et scientifiques de l’Occitanie et de la Saxe se sont rencontrés à Toulouse. L’objectif: échanger sur la situation économique et approfondir la coopération. En toile de fond, l’ombre de la Chine…
Collaboration Saxe-Occitanie à Toulouse.
« Commençons par une bonne nouvelle », lance d’emblée Patrick Brandmaier, directeur général de la Chambre allemande de Commerce et d’Industrie: « la France est aujourd’hui le deuxième partenaire commercial de l’Allemagne dans le monde - et le premier en Europe. Mieux encore : le voisin allemand reste le premier investisseur étranger en France, devant les États-Unis. »
Mais, derrière ces chiffres rassurants, les défis ne manquent pas. À commencer par celui de la transition vers une économie circulaire, dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu. Comment les entreprises franco-allemandes peuvent-elles s’adapter ?
Pour Julia Isken, experte en communication installée à Bordeaux, certains modèles existent déjà: la « Circular Valley », la région allemande qui s’étend de Dortmund à Cologne en passant par Düsseldorf et Wuppertal. Là, plus de 300 entreprises collaborent étroitement avec des instituts de recherche. « Le recyclage des batteries est l’un des exemples les plus emblématiques issus de cet écosystème », souligne-t-elle.
Autre terrain clé : le bâtiment. « La démolition est un levier essentiel de l’économie circulaire », explique Christian Gnekpe, professeur à la Toulouse Business School. Son travail consiste à développer, avec les acteurs du secteur, des méthodes de déconstruction plus propres et plus efficaces, permettant de réutiliser les matériaux. Un enjeu de taille : le bâtiment reste l’un des secteurs les plus émetteurs de CO₂. Reste à convaincre les entreprises que ces pratiques sont aussi viables économiquement.
Un acheteur devrait accepter que son véhicule neuf soit équipé de pneus rechapés. Ils sont aujourd’hui performants, à un prix compétitif et bien plus respectueux de l’environnement.
— Stefan May, dirigeant de Continental France
Les grandes entreprises, elles, peuvent montrer la voie. Certaines, comme Apple imposent déjà à leurs fournisseurs des standards environnementaux stricts. D’autres ont engagé des réductions massives de leurs émissions sur l’ensemble des fournisseurs de leur chaîne de production. Pour AIRBUS le chiffre est de 50% depuis 2000.
Du côté du tourisme et de l’hôtellerie, en revanche, le potentiel reste sous-exploité. Hadrien Pujol, à la tête de la chaîne d’hôtels de luxe Cité Hotels, regrette un manque de reconnaissance : « Ce secteur est un acteur économique majeur, mais aussi un levier écologique important. » Il pointe du doigt la complexité administrative française et l’absence de stratégie claire en matière d’économie circulaire.
Pourtant, les exemples de réussite existent déjà. Julia Isken évoque la transformation des huiles usagées en cuisine en biodiesel, ou encore le recyclage de savonnettes en savons industriels. Des solutions concrètes, rentables - mais encore trop peu généralisées.
Dans une comparaison directe entre l’Occitanie et la Saxe, des entreprises comme Berger-Levrault proposent la maintenance prédictive, ou ALIA Santé SAS qui utilise l’IA pour le dépistage des cancers. La Saxe dispose du Fraunhofer Institut de Chemnitz, partenaire de référence pour la recherche appliquée.
Dans le domaine de l’hydrogène, l’Occitanie et la Saxe sont de véritables champions. La région Occitanie prévoit un investissement total de 150 millions d’Euro d'ici 2030, incluant le futur méga-centre d'essais à Toulouse.
Et pourtant: une ombre plane. C’est la Chine, presque omniprésente (talc des Pyrénées concurrencé, panneaux solaires, rachats de PME). « Il y a vingt ans, nous présentions notre savoir-faire aux Chinois. Aujourd’hui, la Chine est leader », prévient le Professeur von Unwerth. L’expert met en garde contre les transferts de technologies vers l’Asie.
« Il n’y a rien de plus précieux que de grandir ensemble autour d’un projet commun. » — Général Markus Kurczyk.
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Im sonnigen Toulouse trafen sich Mitte April 2026 Vertreter aus Wirtschaft und Forschung aus Sachsen und Okzitanien. Auf der Agenda: die angespannte wirtschaftliche Lage und Chinas wachsender Einfluss.
„Die gute Nachricht vorweg“, verkündet Patrick Brandmaier (AHK Frankreich): Frankreich ist weltweit Deutschlands zweitgrößter Handelspartner. Deutschland bleibt der größte Investor in Frankreich, noch vor den USA. Ein stabiles Fundament, doch geopolitische Verwerfungen fordern neue Strategien.
Wie gelingt der Übergang zur Nachhaltigkeit? Ein Blick nach NRW zum „Circular Valley“ liefert Anregungen. Kommunikationsexpertin Julia Isken betont die Innovationskraft dieser Netzwerke, besonders beim Batterie-Recycling.
In Toulouse wird intensiv am Rückbau von Gebäuden geforscht. Der Bausektor ist ein riesiger CO₂-Verursacher. Christian Gnekpe arbeitet daran, Materialien aus Abrissprojekten systematisch wiederzuverwenden.
„Es gibt nichts Wertvolleres, als gemeinsam an einem Projekt zu wachsen.“
— Generalmajor a.D. Markus Kurczyk
Beim Thema Wasserstoff sind Sachsen und Okzitanien echte Champions. Toulouse wird 2027 Europas größtes Forschungszentrum eröffnen. Doch über allem liegt der Schatten Chinas, das heute in vielen Schlüsseltechnologien führt.
Die deutsch-französische Zusammenarbeit bleibt der entscheidende Hebel, damit Europa seine technologische Zukunft selbstbestimmt gestalten kann.
📞 +33608687741 | 📧 [email protected] | 17/04/2026